samedi 24 janvier 2009

Rafle des manifestantEs contre l'antiterrorisme à Paris ... et autres nouvelles

paru sur :le jura libertaire


La manif a, sans sommations, été prise
dans une nasse policière, les uns ont été libérés sur place (60 personnes environ), les autres (80 environ) après une vérification d’identité à la durée illégale (4 heures 30) dans le cadre
d
une procédure
dénommée par les policiers «audition libre» (sic ! le terme, usurpé, doit s
appliquer aux réponses volontaires à convocations) et des menaces de garde à vue (pour «manif interdite») suite à des désignations
par une policière physionomiste (en uniforme), cela se passait au commissariat du XIe, passage Charles Dallery (face au Centre d
action sociale).


Les retardataires arrivés à Barbès étaient hors nasse, il y a eu quelques courses poursuites et là aussi des arrestations, par la BAC cette fois.

Il reste des gardés à vue (neuf ?), qui seraient accusés d
’«organisation ou participation à manifestation armée».

A priori, des avocats vont être désignés pour d
éventuelles comparutions immédiates lundi.




Il y a demain dimanche un rendez-vous à 14 heures Métro Riquet pour aller au commissariat exiger leur
libération.





Infozone, 24 janvier 2009 (23h14)

Liste d’information pour la France sauvage.




Les manifestantEs à Barbès (environ 60) sont encercléEs par la police…
IlLLEs seraient aux dernières nouvelles embarquéEs deux par deux dans les fourgons.




Infozone, 24 janvier 2009 (16h12)
Liste d’information pour la France sauvage.




Commissariat du 11e : Les gens sortent peu à peu.

Commissariats du 13e (place d’Italie) et du 19e (rue Riquet) : Des gens en GAV - Appel à rassemblement demain dimanche 25 devant ces commissariats à 14 heures.



*** (20h15)








Une centaine de militants interpellés à Paris

paru sur nouvelobs



Ils se rassemblaient à Paris en solidarité avec Isa, Juan et Damien, incarcérés dans le cadre
d
une instruction
antiterroriste.



Les forces de l
ordre ont procédé à des interpellations massives, samedi 24 janvier à Paris, lors dune manifestation en soutien à trois militants placés en détention provisoire dans le
cadre d
une enquête
antiterroriste.

Une centaine de personnes — des manifestants et des passants — ont été interpellées vers 15 heures au niveau du métro Barbès-Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La manifestation
se déroulait dans le cadre de la semaine
«Sabotons lantiterrorisme». Les participants voulaient marquer leur soutien à Isa, Juan et
Damien, placés en détention provisoire. Ils ont déployé une banderole «Solidarité avec les révoltés incarcérés» et ont distribué des tracts appelant à une nouvelle manifestation organisée le 31
janvier, en soutien aux inculpés de l
antiterrorisme.



Une opération d’envergure



Peu de temps après son arrivée, le groupe, qui comptait environ cent à deux cent personnes, selon la police et des participants, s
est retrouvé face à un cordon de CRS tandis
qu
il avançait
boulevard Barbès. Il lui fut impossible de faire demi-tour, les forces de l
ordre étant déjà présentes de lautre coté. Les arrestations commencèrent très rapidement.



«La plupart de ceux qui étaient dans le cortège de départ se sont fait embarquer, environ une centaine de personnes» estime un manifestant. Contactée par nouvelobs.com, la préfecture de police
confirme la tenue de l
opération et estime elle aussi le nombre dinterpellations à une centaine. «Il sagissait dune manifestation non déclarée de la mouvance contestataire. Ils
n
avaient pas le
droit de se rassembler. Les policiers ont appelé à la dispersion mais les manifestants n
ont pas obéit» nous explique le service de presse de la préfecture.

«Je n
ai pas
entendu d
ordre de
dispersion. De toute façon, c
était impossible, nous étions bloqués entre deux cordons de CRS, le métro (aérien ndlr) et les immeubles» témoigne une participante.



«Des badauds aussi se sont fait arrêter»



Des échauffourées ont eu lieu. Les forces de l
ordre ont utilisé quantité de gaz lacrymogène, selon des témoins. «Voyant les gens suffoquer, une employée de la RATP a ouvert les
grilles du métro pour permettre à une dizaine de personnes de s
enfuir, mais elle aussi sest faite gazer» nous raconte un manifestant. «Des badauds aussi se sont fait arrêter»,
témoignent plusieurs personnes présentes sur les lieux.

Des policiers en civil ont poursuivi les interpellations jusqu
à 17 heures dans les rues adjacentes.

La préfecture a assuré à nouvelobs.com qu
il ne sagissait pas dune opération policière particulière : «Cétait un dispositif adéquat, normal pour répondre au refus de dispersion
d
une manifestation
non déclarée».




Le Nouvel Observateur, 24 janvier 2009 (18h42).










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