dimanche 11 janvier 2009

L' anti-terrorisme comme politique








Dans cette affaire du 11 novembre, comme dans d'autres arrestations de soi-disant terroristes avant, l'état instrumentalise l'anti-terrorisme pour pouvoir appliquer le principe de la rétention à durée indéterminée, avec des conditions carcérales spécifiques, pour des individus qui ne sont pas jugés particulièrement dangereux. L'état légitime la possibilité de ces détentions arbitraires en utilisant « l’enfermement préventif ».

L'utilisation abusive de la loi anti terroriste et l'accélération de ses dérives grâce aux médias ultra-dociles devraient mettre la puce à l'oreille des plus réticents .

Regardez Michelle Alliot-Marie d'un peu plus près...
(oui je sais...c'est insoutenable, mais faites le !):
Son action policière racoleuse, son arrogance qui revient à de la provocation face au parlement (c'est anti-démocratique ça ?) et son ultra-communication associée, autour de l'opération du 11 novembre, ont quels objectifs ?



" TERRORiser en TERRORistant "

" ETOUFFER toute forme de PROTESTation "

" CRIMinaliser la pensée "




N'acceptons pas le soit-disant bien fondé des régimes liberticides d’exception!


QUI est une association de malfaiteur qui terrorise et violente sa population ??




Pour en savoir plus, voici deux éclairages :
celui deL.Bonelli et de JC.Paye



Laurent BONELLI

Maître de conférences en sciences politiques à l’Université Paris X-Nanterre, Laurent Bonelli s’est spécialisé dans l’étude des discours publics sur le maintien de l’ordre et la répression. Il est notamment l’auteur de La France a peur. Une histoire sociale de l’insécurité.
Aujourd’hui, ce chercheur de 38 ans publie avec d’autres un livre collectif intitulé Au nom du 11 septembre (La Découverte)... Les démocraties à l’épreuve de l’anti-terrorisme : trente auteurs y analysent les politiques anti-terroristes mises en place au sein des pays occidentaux, et les menaces que ces politiques feraient peser sur les libertés des citoyens. Entretien en trois parties :

L'anti terrorisme menace t il nos libertés ?


source:leMonde.fr






Jean-Claude PAYE


Depuis 1990, Jean-Claude Paye étudie les réformes apportées à la police et à la justice en Belgique, en Europe et par extension aux États-Unis. Auteur de nombreux articles et études sur le sujet dans Le Monde diplomatique, Les Temps modernes, La Revue nouvelle, Avancées, Toudi, Le Journal des Procès… Jean-claude Paye publie en 1999 un livre intitulé « Vers un état policier en Belgique » faisant la synthèse des réformes judiciaires en Belgique.

• Une chronique parue dans l'Humanité du 29 décembre 2008,
signée du sociologue Jean-Claude Paye

L’affaire de Tarnac : un ordre psychotique

Réflexion sur le fonctionnement de l’accusation de terrorisme.


Le 11 novembre 2008, dans le cadre de l’opération « Taïga », cent cinquante policiers encerclaient le petit village de Tarnac, en Corrèze. Simultanément, des perquisitions étaient menées à Rouen,
Paris, Limoges et Metz. L’interpellation de dix jeunes gens était avant tout un spectacle destiné à créer l’effroi.

(...) Le discours du pouvoir procède à un double déplacement : de simples actes de sabotage, comme il peut, par exemple, y en avoir dans un mouvement social, sont qualifiés de « terroristes », et ces
actes sont nécessairement attribués aux jeunes de Tarnac, bien que la police reconnaisse l’absence de tout élément matériel de preuve. L’image du terrorisme érigée par le pouvoir crée un réel qui
se substitue aux faits. Ceux-ci ne sont pas niés, mais toute capacité explicative leur est déniée. Les actes de sabotage ne peuvent être que le fait de personnes désignées comme terroristes. L’acte
de nommer, antérieur à toute procédure d’évaluation objective, renverse celle-ci et l’enferme dans une forme vide.
(...) La mise en scène de l’arrestation et de l’inculpation des « autonomes de Tarnac » est un phénomène qui révèle une mutation profonde de l’ordre symbolique de la société.
Le pouvoir a la possibilité de créer un nouveau réel, une virtualité qui ne supprime pas mais qui supplante les faits. La faiblesse du mouvement social, la faillite de la fonction symbolique
expliquent l’absence de frein opposé à la toute-puissance de l’État qui se montre en tant qu’image englobante, en tant que figure maternelle.
À un ordre social qui se révèle contradictoire se substitue une structure psychotique, un ordre qui supprime tout conflit, toute possibilité de confrontation avec le réel.

L'article complet sur : L'humanite.fr


• Le cas Julien Coupat est un nouvel exemple de répression sociale/politique au nom du "tout sécuritaire" prôné dans les démocraties occidentales depuis le 11 Septembre.
A ce sujet, nous vous invitons à écouter la conférence donnée à Caen par Jean-Claude Paye sur le thème:
"Sécurité, sécuritarisme et contrôle social"




source : note de l'article sur REOPEN NEWS



• Une autre conférence en vidéo :
La fin de l’Etat de Droit JC Paye
Il trace ici, le cadre mondial qui se dessine avec la lutte anti-terroriste
et le changement de la forme d'état :


La fin de l’Etat de Droit JC Paye



« Dès le départ, la loi anti-terroriste vise à criminaliser
les gens qui défendent la vie par rapport à la machine
de mort qu’est devenu le système économique. »






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