dimanche 29 novembre 2009

Manoeuvre risible et ridicule ...







Christophe Becker en examen
Paru sur la montagne le 29/11/2009


Christophe Becker est le dixième mis en examen dans l'affaire de Tarnac. Son avocat dénonce « une manoeuvre risible et ridicule ».

Les « neuf » sont désormais dix. Vendredi, le juge Thierry Fragnoli a ajouté Christophe Becker, arrêté mardi à Tarnac, à la liste des mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les sabotages SNCF.

" Détention de faux documents "

Il est soupçonné de « détention de faux documents administratifs », de « recel de vol » et d'« association de malfaiteurs », le tout « en relation avec une entreprise terroriste ».

Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Pour son avocat, Jérémie Assous, tout cela est incohérent : « Ce qu'il est important de préciser, c'est que c'est le parquet qui a demandé le placement de Christophe Becker sous contrôle judiciaire et non son placement en détention provisoire. Pourtant, il est mis en examen pour des faits extrêmement graves d'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Cela démontre que même le parquet s'est rendu compte de la manoeuvre risible et ridicule consistant à placer Christophe Becker en garde à vue la veille de la réunion où les avocats de la défense étaient conviés avec des parlementaires ».

Selon lui, « il s'agit ni plus ni moins que d'une misérable tentative de déviation médiatique afin d'éviter de répondre aux deux questions qui font le socle de l'accusation : dans quelles conditions Jean-Hugues Bourgeois qui affirme être le témoin sous X - et sur qui repose la notion d'association de malfaiteurs et d'entreprise terroriste - a été auditionné, et où étaient les policiers le 8 novembre à 4 heures du matin (lors du sabotage de Dhuisy, NDLR) ».

Sur les éléments reprochés à Christophe Becker, l'avocat est tout aussi dur : « Pourquoi est-il mis en examen aujourd'hui alors que l'ordinateur qu'il utilisait, tout le monde l'utilisait, et que ces éléments sont dans le dossier depuis le mois de juillet ? Si l'on nous répond que c'est après analyse des données qu'il contient encore faut-il prouver que c'est bien Christophe Becker qui a utilisé cet ordinateur à ce moment-là. Les enquêteurs en sont incapables [...] Comme par hasard, il est placé en garde à vue le 24 novembre. Cela ne trompe personne ».

Christophe Becker doit rentrer à Tarnac, demain. Son contrôle judiciaire lui interdit de voir les autres mis en examen. Seule exception, Manon Glibert, sa femme, les époux étant tenus de vivre ensemble par le code civil.

Quid d'Aria Thomas, elle aussi en examen, que Christophe Becker estime difficile de ne jamais croiser dans les rues de Tarnac ? « Le juge a expliqué qu'il faut faire la distinction entre "rencontrer" et "voir" une personne. Là, on entre dans des subtilités dont je ne saisis pas toutes les limites... », ironise Jérémie Assous.



Michaël NICOLAS



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