mercredi 23 novembre 2011

De Tarnac à Valognes, en train irradié !







EXTRAIT DE : "Appel du Comité Anti-Castor de Tarnac"


(...)Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d'investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d'y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l'étonnante convergence d'intérêts qui a amené à ces arrestations. On arrive, selon le fil que l'on tire dans cette bobine, à d'obscures barbouzes grenouillant dans la « sécurité », à des services secrets agissant « informellement » à l'échelle européenne, à des conseillers du prince en veine de reconnaissance, à de vieux fachos ayant accédé aux ministères dans le sillage de Sarkozy et jugeant que l'heure était enfin venue de prendre leur revanche sur les gauchistes. On y trouve aussi les intérêts bureaucratiques bien compris d'ex-RG mis à mal par la fusion avec la DST au sein de la DCRI et les éternelles ambitions ministérielles de Michèle Alliot-Marie. Pour faire bonne mesure, on n'oubliera pas le rôle joué par l'infiltré britannique Mark Kennedy-Stone et l'effet des habituelles rivalités dont les milieux radicaux sont, au même titre que n'importe quel autre milieu, le siège détestable. Mais si l'on s'en tient aux faits, et non à leur cause, ce qui a fini par nous sauter aux yeux, c'est ceci : l'affaire de Tarnac fut d'abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l'extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l'opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre - les fameux « crochets » - pour avoir été employée jusqu'à une centaine de fois en une seule année de l'autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d'un côté, d'occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l'autre de faire le plus de bruit possible autour de l'arrestation d'un groupe que l'on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l'assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l'année dernière, aux militants du Groupe d'Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s'étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l'affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l'État français dès que l'on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu'il a sur ce point des décennies de mensonges et des milliers de morts à faire oublier.(...)




INFOS STOP CASTOR : http://valognesstopcastor.noblogs.org/



mercredi 16 novembre 2011

Les explications de Maitre Lévy







Les réactions et explications de Me Lévy suite à la décision d'ouvrir une instruction judiciaire pour : "Faux et usage de faux en écriture publique".




Diffusée le 11/11/11 sur France3-Limousin




Propos recueillis par Fabrice Bidault (lui même !)









lundi 14 novembre 2011

Une enquête sur les enquêteurs








Article paru le 11/11/11 sur lamontagne.fr


Selon l'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac, une instruction criminelle a été ouverte pour faux et usage de faux. Elle concerne un PV rédigé par les enquêteurs.

L'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac a annoncé qu'une instruction criminelle avait été ouverte mercredi pour faux et usages de faux en écriture publique.

Cette instruction ouverte auprès du TGI de Nanterre s'intéresse à un PV rédigé par les enquêteurs en novembre 2008. Un juge d'instruction est chargé d'éclairer les zones d'ombres autour de ce PV, le D104.

(...)

Une plainte avait été déposée en 2010 par les avocats. Par ailleurs, ces derniers ont également déposé deux autres plaintes : l'une à Clermont-Ferrand pour subornation de témoins et qui concerne les déclarations d'un témoin sous X. L'autre à Brive-la-Gaillarde et qui vise des faits d'atteinte à la vie privée.




* Note UHD : Pour en savoir plus sur ces 3 plaintes, voir sur Fragments du visible





mercredi 12 octobre 2011

L'obsession Sécuritaire







Documentaire diffusé en septembre 2011 sur ARTE


Après les attaques du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, les attentats de Madrid en 2004, et ceux de Londres en 2005, ont incité les gouvernements européens à renforcer eux aussi les mesures de lutte anti-terroriste. Ce documentaire passe au peigne fin les lois élaborées dans ce cadre et observe, à travers plusieurs cas en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France, les dérives qu'elles ont entraînées. "A priori, ce n'est pas parce qu'on lutte contre le terrorisme qu'on doit amoindrir les libertés et faire baisser le niveau de l'État de droit", estime Philippe Texier, représentant de la Commission internationale de juristes (organisation non gouvernementale internationale de défense des Droits de l'homme). Pourtant, des arrestations comme celle du groupe de Tarnac ou d'Adlène Hicheur, chercheur au Cern, montrent que, sous prétexte de prévention et de protection des citoyens, on en accuse d'autres à tort et sans respecter leurs droits fondamentaux.


Actuellement ce documentaire n'est plus accessible sur arte-vidéo
... mais vous pouvez le retrouver



En ligne :




Ou encore, pour le télécharger, cliquer ici.
Vous aurez besoin d'un mot de passe : dokenstok







mardi 11 octobre 2011

“Aux yeux de certains, l’ultragauche est l’ennemie idéal."






C'est ce qu'affirme "un magistrat, désireux de conserver l’anonymat" (!!) dans un article du quotidien rempli de publicités Metro du 11 octobre 2011 au sujet du site COPWATCH.

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Comme plusieurs dizaines de ses confrères, ce policier parisien a retrouvé sa photographie en ligne sur le site Copwatch. Témoignage.


Olivier* ne décolère pas. Comme plusieurs dizaines de ses confrères, ce policier parisien a retrouvé sa photographie en ligne sur le site Copwatch. “C’est une collègue qui m’a averti”, raconte ce trentenaire. “Je n’y croyais pas. La rage passée, j’ai essayé de me souvenir de quand pouvait dater la photo. Mais dans les manifs, tout le monde exhibe son smartphone et prend des clichés. J’en veux moins à celui ou celle qui l’a prise, qu’à celui ou celle qui la mise en ligne. Je pense automatiquement à une action d’activistes radicaux”.

Les administrateurs du site ont également publié des photos et des informations tirées des profils Facebook de policiers. Depuis le dépôt de plainte du ministère de l’intérieur, plusieurs fonctionnaires s’activent à l’identification des administrateurs de ce site hébergé aux Etats-Unis. Interrogé hier soir, le parquet de Paris expliquait avoir confié une enquête à la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de la Préfecture de police de Paris.

Officiellement donc, cette unité de police judiciaire est chargée d’identifier, dans le cadre de l’ouverture de cette enquête, les responsables du site. Officieusement, leur traque avait déjà commencé. Selon nos informations, plusieurs fonctionnaires des services de renseignements, dont la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), avaient déjà été alertés du “danger” que représentait le fichage des policier sur la Toile, et auraient commencer à enquêter. Au dire de nombreux fonctionnaires habitués à ces investigations, les soupçons se portent sur des membres actifs proches de la mouvance d’ultragauche. “Qu’il s’agisse de la méthode de fonctionnement de Copwatch ou des messages revendiqués, il est clair que les soupçons désignent certains membres de ce mouvement”, décrypte un officier spécialisé.

Un point de vue qui n’est pas partagé par tous. “Il y a peut-être des similitudes, mais il faut faire attention à la généralisation”, prévient un magistrat, désireux de conserver l’anonymat. “Aux yeux de certains, l’ultragauche est l’ennemie idéal. Souvenons-nous de l’affaire Tarnac (en 2008, un groupe proche de l’extrême gauche avait été soupçonné du sabotage d’une ligne de TGV, sans que des preuves aient pu être apportées, ndlr). Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Il faut des preuves pour étayer ces accusations. Je ne doute pas une seconde que si des membres de cette mouvance sont à l’origine de ce site, on ne manquera pas d’en faire écho.”

*Le prénom a été changé