jeudi 22 décembre 2011
[Livre à paraître] "Magasin général, Tarnac"
dimanche 3 janvier 2010
Le Coup de Tarnac… tombe à l’eau ?

(sur Le Coup de Tarnac, de Marcel Gay)
Par Jef Tombeur
http://www.come4news.com/le-coup-de-tarnac-tombe-a-l-eau-68724 (article du 19 décembre)
Alors que la chambre de l’Instruction judiciaire vient de rendre une décision pour le moins ambiguë à l’égard de Julien Coupat et de ses « présumés terroristes » d’acolytes, lire l’enquête
C4N – Vous vous attendiez à du nouveau avant la fin 2009, ce qui s’est produit. Qu’en penser ?
C4N – Aviez-vous une idée préconçue de cette affaire ?
Ce Coup de Tarnac n’est pas seulement un livre de journaliste de terrain qui « colle » aux faits. Il s’agit aussi d’une analyse exposant comment, tel le coup de Jarnac (au départ une botte qui lui vaut une belle renommée élogieuse avant de se retourner contre sa réputation), l’affaire de Tarnac revient en boomerang à travers la figure de Nicolas Sarközy qui exigeait de Michèle Aliot-Marie de lui fournir de quoi alimenter ses fantasmes. Page 176,
Michèle Aliot-Marie, titulaire des ministères de l’Intérieur puis de la Justice n’a, dans un premier temps, que suivi les consignes. Alors qu’une partie de la majorité doute de l’endurance de l’effet
L’apport
Sans remonter à Alain Peyreffite, à Marcelin, à Pasqua et aux autres apôtres du tout-sécuritaire et de la manipulation des consciences,
Pour
Ce Coup de Tarnac a aussi pour mérite de lever de nouveau le voile sur les mensonges ou omissions du lobby de l’énergie nucléaire. Sur les voies d’acheminement des convois de matières nucléaires, ce ne sont pas des Julien Coupat (si tant était qu’il soit jamais démontré qu’il ait eu, de près ou de loin, à voir avec la pose de crochets) qui sont le plus à craindre, mais des accidents ou de véritables attentats destinés à propager la terreur et
+ À PROPOS:
• Lire en ligne un extrait de "LE COUP DE TARNAC" ... iCi
• Interview vidéo de M.Gay (avril 2009) sur France3 Limousin-Poitou-Charentes ... iCi
• "Le dossier est truqué" - Interview de M.Gay pour le journal Sud Ouest (juin 2009) ... iCi
mardi 24 novembre 2009
Mémo des avocats adressé au juge Fragnolli

Pour compléter l'article: "L'ENQUÊTE À TROP GRANDE VITESSE" ...
Voici le mémo de 7 pages des avocats de Julien et Yildune, daté du 2
novembre 2009, et adressé directement au juge Fragnoli, chargé de
l’instruction:
lundi 2 novembre 2009
L'ENQUÊTE À TROP GRANDE VITESSE

Paru dans Libération du 2 novembre 2009 par Karl Laske
+ sur leur site: Incohérences
Ils en parlent aussi :
• France-info
7H21 : (2'13")
La revue de presse de Jean-Christophe Martin : ce matin, dans la presse, révélations sur le groupe de Tarnac
Un an après, Libération dénonce ce matin des contradictions et des incohérences qui émaillent la version policière dans l’enquête sur les sabotages des voies TGV. C’est ce qui ressort en tout cas du compte-rendu en avant-première dans Libération de la contre-enquête menée par la défense de ceux qu’on appelle "les 9 de Tarnac"... dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe.
Les avocats ont décortiqué les procès-verbaux dressés pour l’enquête, leur conclusion ?
Leur conclusion : ça ne colle pas... Dans une enquête qui est au moint mort, les avocats font des constats troublants... et même accablants pour l’enquête selon Libération. Ils se sont concentrés sur la surveillance du couple formé par Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy dans la nuit du 7 au 8 novembre il y a un an, la nuit où quatre lignes TGV sont touchées par des actes de sabotage. Selon Karl Laske dans Libération, les traces de pas et les traces de pneus relevés par la police ne correspondent pas à celles du couple et de leur voiture... Une vieille voiture qui aurait dû rouler à 160 kilomètres-heure sur près de 30 kilomètres pour que le scénario décrit par l’enquête soit crédible... Sans parler de l’existence d’autres PV qui se contredisent sur la présence ou non d’un individu près des voies SNCF.
Voilà pour ce que les avocats présentent comme des faits. La note qui contient leurs conclusions sera transmise aujourd’hui au juge Fragnoli... Conclusion militante de Libération : au vu de l’état de l’enquête, et des révélations d’aujourd’hui avec cette contre-enquête, on se demande quelles peuvent être les bases d’un futur procès.
+
Agoravox, arrêt sur images, l'express, nouvel obs, 20 minutes, le figaro, le monde...
mercredi 7 octobre 2009
DavDuf : un livre en préparation
• David Dufresne, journaliste indépendant, prépare un livre sur l'affaire dite de Tarnac. Il en parle lors d'un entretien avec les Inrocks.com. (Par Camille Polloni.)
EXTRAITS :
"On peut avoir un avant-goût de ce que vous allez balancer sur l’affaire de Tarnac ?
En dehors des aspects factuels, parfois passionnants - comme la guerre des polices au plus haut niveau, les nouveaux moyens de surveillance ou l’arsenal anti-terroriste à géométrie variable - j’essaierai de mettre justement toutes les cartes sur la table. De raconter par le menu qui j'ai vu, comment, et à quelle fréquence. De décortiquer comment l’«information» s'est fabriquée. Dans les ministères, dans les journaux, sur le Net. De raconter aussi comment je me suis fait avoir par tel ou tel, mes doutes, mon désenchantement sur le métier, ma joie de rouler vers la Corrèze, d’entendre et de voir des gens que tout oppose prendre des risques (judiciaires ou de carrière), parce que les uns et les autres croient en un idéal."
• Il revient également sur son soutien à Denis Robert et sur la profession de journaliste d'investigation.
EXTRAITS :
"Ce sont bien plus les rouages de l’investigation qui m’intéressent que les écarts de tel ou tel. La machine doit être démontée, pas les machinistes. Précisément ce que la majorité des investigateurs - pas tous - se refusent bien souvent à faire, préférant le storytelling et la peoplisation des affaires.(...)
Comment ce qui devrait/pourrait être/était l’un des genres nobles du métier, avec le reportage, est devenu un produit d’appel, une savonnette toute juste bonne à permettre à quelques éditorialistes de glisser sur l’actualité ? L’affaire de Tarnac est en effet un beau cas d’école. Course à la quête du PV, du rapport de police, de l’indiscrétion judiciaire, quitte à balancer tout et n’importe quoi, à faire dérailler des trains qui n’ont pourtant été que stoppés. Et, surtout, une propension frénétique à rester dans 90% des cas dans la seule logique policière. Comme si celle-ci était unique ou même suffisante. Voilà les limites de l’investigation actuelle à mes yeux : se contenter bien souvent des petits éléments factuels (absolument essentiels mais résolument trop courts), pour oublier les lignes de force, les enjeux profonds, les rencontres, la pâte humaine. La mise en danger de soi-même, de ses certitudes, la confrontation avec tous les acteurs, et pas seulement ceux issus des institutions. Un oubli qui, de plus, conduit à une folie douce : quoi de plus terrible pour un journaliste que de mettre en cause quiconque (je dis bien quiconque) sans jamais (ou sans toujours) avoir le courage, le temps ou l'honnêteté intellectuelle de s'adresser directement aux intéressés, en se contentant d’une parole recueillie dans des conditions particulières (chez le policier, chez le juge)? Ceci est pourtant devenu monnaie courante, y compris dans les titres les plus galonnés.(...) Ma tribune pour Denis Robert en est la traduction."
Pour retrouver l'intégralité de l'entretien, cliquer ici .
mercredi 20 mai 2009
Une enquête TGV
Fin avril paraissait le premier livre sur l'affaire de Tarnac, « Le coup de Tarnac » de Marcel Gay aux éditions Florent Massot.
Un doute qui trrraine. Des enregistrements officiels qui s'envolent et des ciels pas raccords, un castor très bien sauvegardé, des enquêteurs qui ne disent pas la même chose, un mort sur les voix et des trains qui roulent.
A ce jour web et papiers sont restés muets sur les multiples "détails" révélés dans ce livre. Quel dommage!
Alors voici un seul long passage de la p49 à p74 (voir dessous).
Bonne lecture ...
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MARCEL GAY
Editions Florent Massot
mercredi 22 avril 2009
Le coup de Tarnac / La contre-enquête

Le Mot de l'éditeur : "Le coup de Tarnac"
Dans le langage courant un « coup de Jarnac » est un coup porté en traître. Au-delà du rapprochement phonétique, « l’affaire de Tarnac » exprime le malaise que l’on éprouve face à une situation déloyale. Le 11 novembre 2008, la police arrête dans un petit village de Corrèze des individus soupçonnés du sabotage des lignes TGV deux jours plus tôt. Ils sont jetés en prison sous l’incrimination de terrorisme. Des preuves ? Aucune. Des présomptions ? Elles sont fragiles pour l’instant. À l’évidence, l’enquête de police a été ficelée à la va-vite.
Notre contre-enquête jette un doute sur les charges qui pèsent contre les prévenus : des photos manipulées, une revendication en Allemagne ignorée, des enregistrements officiels volatilisés… L’affaire de Tarnac n’est pas un banal fait-divers. Elle symbolise les dérives autoritaires et sécuritaires d’un pouvoir aux abois face à la montée de la contestation et à l’aggravation de la crise économique. La pénalisation des luttes sociales, la criminalisation des mouvements collectifs ne peuvent que conduire à la radicalisation de tous les combats contre l’injustice. Jusqu’à l’insurrection ?
L’auteur :
Marcel Gay, journaliste à L’Est Républicain, chargé notamment de la rubrique judiciaire, il est l’auteur de L’Affaire Jeanne d’Arc, édité chez Florent Massot.
