lundi 14 février 2011

Contre la répression, Semaine de solidarité et de luttes




12,13 et du 20 au 27 février 2011 à Paris... comme partout.

Un premier texte d'appel a été diffusé sur Indymedia Paris le 9 février.

Un autre texte
[reproduit ci-dessous] est paru sur Indymedia Nantes le 11 février.


Un tract avec les lieux mis à jour de cette
semaine de solidarité et de luttes est disponible ici.

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Pour que crève le vieux monde,
Semaine de solidarité et de luttes : un autre texte


12,13 et du 20 au 27 février 2011 à Paris... comme partout.


On a souvent l’impression de vivre dans un monde où rien ne change. D’un côté les riches continuent de s’engraisser effrontément sur notre peau, et d’un autre l’Etat renforce toujours plus son contrôle sur nos vies : occupation policière des quartiers, vidéosurveillance, fichage, réquisition préfectorale de grévistes, multiplication de lois sécuritaires, déportation des sans-papiers et des Rroms, chasse aux vendeurs à la sauvette, incarcération et psychiatrisation croissante de franges entières de la population...

Cependant, dans cette vaste prison sociale où l’on tente de survivre ente boulots de merde, allocations grattées aux pompiers sociaux et illégalismes de la misère, il arrive que le couvercle saute. Ce fut par exemple le cas lors des émeutes enflammées parties des banlieues en novembre 2005, ou lors des manifestations sauvages au printemps 2006 contre le CPE. Et cela a pu se produire parfois à partir des blocages sur tout le territoire pendant le dernier mouvement contre les retraites.

Le pouvoir a beau tenter de serrer toujours plus les vis et les ceintures, la révolte est toujours prête à exploser, inattendue et souvent hors contrôle.

En juin 2008, la prison pour étrangers de Vincennes crame après plusieurs mois d’affrontements. En se rendant justement à une manifestation de solidarité, Bruno et Ivan sont arrêtés en janvier 2008, puis incarcérés pour des fumigènes et des clous tordus. Ils font plus de quatre mois de prison avant de se soustraire au contrôle judiciaire, et de se faire la malle. En décembre dernier, Bruno est repris par les chiens en uniforme. En février, c’est au tour d’Ivan. Ces deux camarades sont désormais incarcérés, avec en plus une accusation d’ "association de malfaiteurs à finalité terroriste" !

Le procès des 10 sans-papiers inculpés de l’incendie du centre de Vincennes se profilant pour janvier 2010, de nombreuses initiatives de solidarité se multiplient contre la machine à expulser dans plusieurs villes (tags, débats, banderoles, manifestations, sabotages, occupations...). L’Etat souhaite maintenant présenter une nouvelle fois l’addition à une partie de ceux qui ont participé à cette lutte : après une quinzaine de perquisitions l’an dernier et une dizaine de mises en examen, Olivier et Dan sont en taule depuis janvier. Pourtant, on sait bien qu’aucune répression ne saurait arrêter la lutte. S’il en était encore besoin, les mutineries dans les centres de rétention de Bobigny et de Vincennes à l’automne 2010, ou encore l’opposition d’une trentaine de passagers d’un vol Air France à l’expulsion de sans-papiers mi-janvier 2011 en témoignent.

Nous continuerons à nous solidariser avec les révoltes des indésirables chassés du paradis marchand occidental, tout comme nous continuerons à nous battre pour un monde sans patrie ni frontières.

A deux pas d’ici aussi, la révolte explose contre des conditions de vie insupportables : qu’il s’agisse des émeutes incessantes en Algérie, ou du soulèvement en cours en Egypte, après bien sûr celui en Tunisie. Certains en parlent même déjà comme d’une révolution, alors que rien, ou si peu n’a vraiment encore changé. Les patrons continuent d’exploiter à vil prix dans leurs bagnes industriels, touristiques ou portuaires, l’Etat reste en place en présentant une façade un peu moins autoritaire, l’opposition tente de récupérer la mise pour se partager le gâteau. « Alors, tout changer pour que rien ne change » ? Même soumis à un « régime démocratique », on constate chaque jour ici que l’Etat n’en reste pas moins assassin, l’exploitation féroce et la misère la règle.

Pour peu qu’on sache s’en saisir collectivement, une possibilité reste néanmoins toujours ouverte : s’organiser sans chefs ni médiations (sans partis ni syndicats, sans religieux ni militaires), pour enfin tout bouleverser... pour une liberté démesurée.

Car au fond, c’est toujours et partout le même chantage. Il faudrait se tuer au travail ou crever au chômage pour des miettes. Dans le vaste flux de marchandises en circulation, dont nous faisons tous partie, rares sont alors ceux qui parviennent à s’en sortir. Face à la CAF ou à Pôle Emploi, à un patron ou une agence d’intérim, on est pris dans un même mouvement qui combine massification de la galère et atomisation de chacun, nous condamnant à une survie dont on ne voit jamais la fin. Si on sent bien que notre situation ne peut que s’aggraver, beaucoup se débrouillent déjà au quotidien pour saboter ou bloquer les cadences, détourner ou perruquer le sacro-saint outil de production, multiplier l’absentéisme ou les malfaçons.

Alors, comme il n’y a vraiment plus beaucoup à perdre, reprenons enfin nos vies en main, loin de l’esclavage salarié et de la mendicité servile !

Nous appelons donc à une semaine de luttes et de solidarité qui, au lieu de partir de la répression et de ses spécificités, continue à diffuser les luttes et à défendre les idées que l’Etat cherche à briser : par exemple celles contre les centres de rétention et la machine à expulser, mais également la solidarité avec les révoltés des deux côtés de la Méditerranée. Si nous proposons un cadre collectif au cours de cette semaine-là, il ne s’agit pas pour autant d’aplanir les différences des uns et des autres derrière un énième « front commun contre ». Nous souhaiterions plutôt que chacun s’en saisisse pour échanger et se confronter, et lance différentes initiatives qui se répondront les unes aux autres dans une perspective anti-autoritaire : pour un monde sans frontières ni enfermements, sans Etats ni exploitation, refusant toute médiation, afin de se débarrasser de toute domination, qu’elle soit « démocratique » ou pas.






vendredi 11 février 2011

Quelques éléments sur la répression autour des luttes contre la machine à expulser




Lu sur Indymedia Nantes le 11 février 2011

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Courant 2008 plusieurs mobilisations avaient eu lieu et avaient largement été relayées (notamment sur les listes resf mais aussi plus largement) pour Ivan et Bruno, interpellés avec des fumigènes alors qu'ils se rendaient à la manifestation du 19 janvier 2008 contre le centre de rétention de Vincennes. Ils avaient été placés en détention sous instruction anti-terroriste sur des motifs délirants (fumigènes et clous crèves pneus transformés en bombes dans le but de construire une histoire permettant une sévère répression [sur cette instruction anti-terroriste qui concerne différentes histoires et différentes personnes http://www.infokiosques.net/spip.php?article597] ) .

Après plusieurs mois de prison ils avaient été remis en liberté avec des contrôles judiciaires très stricts et contraignants qu'ils avaient décidé de rompre, ne pouvant continuer à vivre enfermés dehors. Fin décembre 2010, Bruno avait été interpellé lors d'un contrôle d'identité au faciès comme il y en a tant dans les transports parisiens [http://paris.indymedia.org/spip.php?article5093], mardi ce fut au tour d'Ivan d'être "rattrapé"[http://paris.indymedia.org/spip.php?article5679]. Ils sont donc tous les 2 de nouveau emprisonnés à Fresnes.
D'autres personnes sont actuellement en prison pour leur participation aux luttes contre la machine à expulser, notamment Dan et Olivier, emprisonnés depuis la mi-janvier et inculpés dans le cadre d'une vaste instruction et d'une enquête menée par les brigades criminelles et anti-terroristes sur les mobilisations qui, en janvier dernier, ont eu lieu partout en France lors du procès contre les personnes dites sans-papiers accusées d'avoir incendié le centre de rétention de Vincennes en juin 2008.
Outre les personnes emprisonnées, plusieurs autres sont mises en examen et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette instruction.
Ce qui est en jeu à travers les vélléités politiques et policières qui cherchent à catégoriser, stigmatiser et isoler plusieurs d'entre nous, ce sont aussi les luttes concernant la liberté de circulation et d'installation, ceci dans un contexte où ces libertés font l'objet d'une offensive redoutable. Nous ne pouvons que constater qu'un nombre croissant de personnes sont emprisonnées, dans des centres de rétention, des camps ou des prisons du simple fait qu'elles n'ont pas de papiers, que, ça et là, à differentes frontières maritimes ou terrestres, des militaires ou des policiers n'hésitent pas à tirer sur des gens simplement parce qu'ils tentent de franchir une frontière. Nous ne pouvons pas oublier non plus que la lutte contre ce qu'ils (les Etats) appellent l'immigration clandestine est instrumentalisée par la plupart des gouvernements et mise au 1er rang des fléaux mondiaux à combattre.

Face à cette répression, une semaine de solidarité et de luttes aura lieu les 12,13 et du 20 au 27 février 2011 à Paris
http://paris.indymedia.org/spip.php?article5653




jeudi 10 février 2011

Ivan en prison




Publié sur Indymedia Paris le 10 février 2011

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Ivan a été arrêté à Paris (20ème) ce mardi 8 février. Il a été contrôlé avec trois autres personnes dans un bar à une centaine de mètre d’un magasin où l’un d’eux avait été accusé d’un vol quarante minutes auparavant. C’est cet argument que les flics en civil ont utilisé pour les contrôler tous. Simple prétexte ? En tout cas, Ivan est aujourd’hui incarcéré à Fresnes. Comme Bruno (voir http://paris.indymedia.org/spip.php?article5093) il était sous le coup d’un mandat d’arrêt parce qu’il s’était soustrait à son contrôle judiciaire. Il avait déjà été arrêté en janvier 2008 sur le chemin d’une manifestation devant le centre de rétention de Vincennes, en possession de fumigènes et de clous tordus. Après quatre mois et demi de détention provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire en juin 2008. En mars 2009, accusé d’une violation de son contrôle judiciaire (en l’occurence avoir été vu en présence de Farid*), Ivan avait choisi de ne pas se présenter à une convocation et de cesser de respecter son contrôle judiciaire. Bruno est toujours incarcéré à Fresnes pour les mêmes raisons. Plus d’infos sur cette instruction anti-terroriste qui concerne différentes histoires et différentes personnes sur la page : http://www.infokiosques.net/spip.php?article597

Une semaine de solidarité et de lutte contre la répression est organisé du 19 au 27 janvier à Paris. Voir le programme ici : http://paris.indymedia.org/spip.php?article5653

LIBERTE POUR TOUS !





dimanche 6 février 2011

Michèle Alliot-Marie : de Tarnac à Tabarka, une ministre hors-sol






Par Claude-Marie Vadrot, paru sur Toujours Plus le 06/02/11.

Ce qui pose problème dans l’affaire Alliot-Marie faisant du stop avec un chef d’entreprise allié de la sphère Ben Ali, ce n’est pas seulement d’avoir, à deux reprises pendant la révolte, affrété (car c’est bien de cela qu’il s’agit) un avion privé et amical pour faire du tourisme ; ni d’avoir, à chacun de ses fréquents séjours, utilisé au moins à sept reprises au cours des dernières années, les moyens aériens du même homme d’affaire avant de passer des vacances ou des week-end dans des hôtels de luxe tunisien dont la plupart appartiennent à ses sociétés ou à celles du clan Trabelsi. « Un ami » a-t-elle expliqué, ce dont nul ne doute. Car évidemment, la fable de l’avion présent par hasard à l’aéroport au moment où la ministre des Affaires Etrangères (pas à la Consommation ou au Grand Paris, mais symbole de la diplomatie ( ?) française), débarque sur un tarmac ne résiste pas à l’enquête. Pour un peu, la dame, son compagnon ministre, sa famille voudraient nous faire croire qu’elle n’a eu recours qu’à du covoiturage. Pour rejoindre un hôtel de luxe à Tabarka, hôtel du même standing que ceux dans lesquels elle fut invitée par les amis de Ben Ali au cours de ses séjours précédents.

Ce qui pose problème, donc, ce n’est pas une habitude ancienne de recours aux transports offerts par les copains et des coquins (comme disait qui ?) mais bien que, sincèrement, profondément, Madame Alliot-Marie ne voit vraiment pas, justement, où est le problème, pourquoi elle s’est trompée, pourquoi sa conduite est honteuse, pourquoi elle choque des millions de gens, pourquoi dans la plupart des pays, elle aurait été immédiatement virée. Cette attitude, y compris sa promesse acerbe de passer désormais ses vacances en Dordogne, promesse dans laquelle pointe le mépris pour cette Dordogne de son compagnon, est révélatrice de la déconnexion des ministres et responsables politiques de la majorité en place depuis 2002 : ils n’ont plus aucune notion de ce qui est acceptable et qui ne l’est pas, de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. Propulsés dans la république Bling-Bling du Fouquet’s, des amis du CAC 40, dans la camarilla intellectuelle de luxe d’une chanteuse, de l’idéologie d’un président se prélassant (en stop ? Par hasard ?) sur le yacht de l’un de ses amis milliardaire quelques jours après son élection, ils ont les uns et les autres, perdu tout sens des réalités. Comme le Premier ministre qui mobilise un avion public pour relier la Sarthe à Paris tout en nous vantant l’usage des trains. Toute cette technostructure idéologique et politique vit dans un autre univers dans lequel ne se pose pas les questions d’argent et a perdu toute notion des valeurs et de l’honnêteté. Tout est affaire de milieu...

Ce n’est pas par hasard que Madame Alliot-Marie a fait ses études secondaires à Neuilly au Lycée La Folie Saint James, en compagnie de ses semblables ni qu’après des études à Assas où elle a produit une thèse intitulée « Les décisions politiques et les structures administrative », elle a consacré depuis des lustres son existence à la vie politique alors qu’elle est la fille d’un autre homme politique (célèbre arbitre de Rugby) élevé au coeur du défunt RPR. Comme son compagnon et ministre Patrick Ollier qui a commencé sa carrière hors-sol des réalités au début des années 70 dans les cabinets ministériels. Alors que Madame fut, par exemple, comme directrice de cabinet, la Cruella d’une autre Cruella : Alice Saunier-Séité, ministre des universités en jupe et pantalons de cuir qui séduisirent un certain Giscard alors président à la fin des années 70. Ce qui n’empêcha pas, elle ne s’en vante plus, d’être la compagne politique de François Bayrou dans les Pyrénées Atlantiques. Dernier fait d’armes laissé en héritage à Brice Hortefeux, un connaisseur : avoir « inventé » les « terroristes » de Tarnac. Ces gens de la majorité dite présidentielle vivent dans un autre monde et je me demande depuis combien de temps, Madame Alliot-Marie n’a plus pris le métro si par hasard elle sait encore comment ça marche. Les politiques de la majorité actuelle vivent dans un autre monde. Et comme ils n’éprouvent aucune culpabilité, le dernier colloque organisé au Sénat par le mi-parti politique de la dame, le Chêne, en janvier 2010 et rassembla toute l’élite des politiciens hors sol de la République du CAC 40, s’intitulait « Ethique, morale et gouvernance ». Et ça vous fait rire ?




Michèle Alliot Marie, n'as-tu pas honte ?




Paru le 02/02/11 sur lepost.fr

Par The Lynx


Après tes fantasmes terroristes de Tarnac, après ta proposition d'aide à Ben Ali et ses flics, après une totale preuve d'incompréhension des événements Egyptiens, voilà que tu es prise avec ton petit mari les doigts dans le pot de confiture Tunisien : hôtel de luxe (payé par le contribuable ?) (la ministre indique avoir payé ses vacances, ndlr), vacances familiales chez les Trabelsi, utilisation du jet privé d'un ami de Ben Ali pour faire 200 km. (voir bien +)

Toi, ministre d'État ! T'as pas honte ?



Le constat est accablant : toi et tes petits camarades de jeux, enfermés et surprotégés vous ne vous rendez même plus compte de ce que vous faites ! Ça vous paraît normal de vous faire rincer par des dictateurs criminels, de vivre en leurs palais volés au peuple, de vous vautrer dans leurs ores et leurs agapes?


Ce que la population pense, vous n'en avez rien à faire. Toi et tes amis ministres, députés, dirigeants de grosses sociétés et autres protagonistes coupables de malversations, de détournements de fonds, de falsification de documents, vous méprisez l'opinion du peuple. Vos agissement de malfrats sont toujours assortis d'un sursis ou de non-lieu. Et votre petit chef ferme les yeux avec bienveillance !


Dans n'importe quel pays réellement démocratique tu aurais été virée depuis longtemps !


Sauf ici, dans notre Sarkocratie...


A l'inverse lorsqu'un gamin se fait arrêter après un larcin ou en possession d'un cachet de Rohypnol il sera condamné à de la prison ferme. Un commerçant, artisan, simple citoyen, on les saisit ont les jette a la rue, ils perdent leur maison, leur famille, ils se suicident, et Toi et ton Compagnon, tu poses tes fesses sur tout cela.


Je comprend mieux maintenant pourquoi tu avais proposé le savoir-faire de notre police à tes amis Ben Ali-Trabelsi pour les aider à mater une révolution qui perturbe tes petites habitudes, tes connivences, tes corruptions, tes petits arrangements, tes petites magouilles...


Peu de ministres ont accumulé tant d'incompétence et de mépris du peuple


Alors, si tu dégageais toi aussi ! Hein !!!