mercredi 12 janvier 2011

Julien Coupat-Yildune Lévy : une reconstitution




Article du 10 janvier 2011 paru sur le blog Ménilmontant, mais oui madame...

Le début du texte fait allusion au rapport annuel de l'ACAT (et à sa page 218).

Dans le Canard Enchaîné du ... 17 décembre 2008, on pouvait déjà lire :


«Depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Ydlune Lévy, présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF. (...)Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même". En réalité, comme le concèdent des juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de cette "dangereuse terroriste" promue par MAM ennemi public n°1 avec son compagnon Julien C.(...) A la question de Libération (11/12) "comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu: "De par leur attitude et leur mode de vie."»

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Un rapport sur la torture juge leur détention «indigne»

Une reconstitution des dégradations commises contre une ligne TGV en Seine-et-Marne dans l'affaire dite de Tarnac se déroulera le 14 janvier, indique une dépêche de l’Associated press datée du vendredi 7 janvier et citant des sources judiciaires.

Dans le rapport de décembre 2010 de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, site Internet ici), intitulé Un monde tortionnaire (à télécharger ici, 3,8Mo, 400 pages), sont évoquées notamment au sujet de Julien Coupat et Yildune Lévy des «conditions de détention indignes». Le rapport indique que l’affaire de Tarnac met en lumière «la surveillance spéciale à laquelle ont été soumis des détenus au cours de leur détention provisoire».

Selon ce rapport, Julien Coupat «affirme avoir été fouillé à corps à chaque visite de son avocate ou lors de déplacements au tribunal et mis à nu “devant des policiers hilares”». Son amie Yildune Lévy «a fait l’objet, pendant deux mois, de réveils nocturnes toutes les deux heures, avec éclairage du plafonnier, dans sa cellule où elle était seule». L’administration pénitentiaire y aurait vu une prévention du suicide, «alors même que les risques n’avaient pas été évalués selon des critères précis», note le rapport.

L’affaire dite de Tarnac est également citée en exemple dans Les violences politiques en Europe, un état des lieux.

Julien Coupat a été présenté par les enquêteurs et par la ministre de l’Intérieur de l’époque comme le responsable d'un groupe anarcho-autonome. Lui et sa compagne Yldune Lévy sont soupçonnés d'avoir dégradé une ligne TGV à Dhuisy (Seine-et-Marne) dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Le couple aurait été aperçu par les enquêteurs à proximité de la ligne dégradée. Leur défense conteste de nombreux éléments du procès-verbal des enquêteurs sur lequel s'appuie leur mise en examen, jusqu’à la présence sur les lieux des policiers qui l'ont rédigé.

La reconstitution de cette scène «doit se dérouler dans la nuit du 13 au 14 janvier à 2 heures du matin», indique l’Associated press.

La qualification terroriste de ce dossier est contestée depuis le début par la défense. Pendant un temps, même au plus haut sommet de l’Etat cette qualification semblait gêner. Elle a toutefois été retenue par l'accusation, qui estime que ce groupe avait pour but, par la violence, de déstabiliser l'Etat.

Le 22 octobre 2010, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté les demandes d'annulation soulevées par la défense qui a formé un pourvoi en cassation.

Au total, dix personnes sont mises en examen depuis novembre 2008 pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» dans l'enquête sur des actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Julien Coupat est également poursuivi pour «direction d'une structure à vocation terroriste».

Les premières interpellations dans cette affaire remontent à novembre 2008, entre autres dans le 20e arrondissement, où Julien Coupat et Yildune Lévy avaient envisagé de se marier en juin 2009, mariage retardé de quelques jours.

Comme on le voit, l’affaire dite de Tarnac ne se passe pas qu’à Tarnac (Corrèze). D’une part les deux que l’accusation fait passer pour plus importants, Julien Coupat et Yildune Lévy, sont à Paris (20e), mais de nombreuses réunions de soutien ont eu lieu dans les 20e et 19e arrondissements de Paris. L’interpellation (quelque peu musclée) d’une photographe avait eu lieu à cette occasion. La Normandie également est concernée, de par la résidence de l’un des protagonistes. La Seine-et-Marne pour le lieu de l’un des «sabotages», celui qui sera reconstitué cette semaine, et que les policiers, officiellement sur les lieux, n'ont pas empêché. Et la Lorraine, autre lieu de passage des trains Castor du mois de novembre en direction du centre de stockage de déchets nucléaires de Gorleben, en Basse-Saxe (Nord de l’Allemagne. C’est du reste sur ce trajet qu’une activiste française avait été interpellée (par la police allemande), dont France 4 avait parlé, dans un magazine hélas disparu de l’antenne.

L’affaire aura aussi mis en avant la maison d’édition La Fabrique, présentée ici un mois avant la sortie de L’Insurrection qui vient, à l’occasion de son neuvième anniversaire.

F. A.




Relaxe pour les trois manifestants du 31 janvier 2009




Paru sur Indymedia Paris et sur le Jura Libertaire le 5 janvier 2011.

Un article sur le procès du 1er décembre 2010 avait été repris ici.

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Les trois manifestants ont été relaxés ce mercredi 5 janvier 2011. Ils avaient été jugés le 1er décembre dernier à Paris pour « violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique » (!) lors de la manifestation du 31 janvier 2009 en soutien aux inculpés de l’affaire « de Tarnac » et contre l’anti-terrorisme. ...



Quelques précisions sur l'arrestation de Bruno




Mis à jour le 17 janvier 2011


Texte paru sur Indymedia Nantes le dimanche 9 janvier 2011.


Manifestation mercredi 19 janvier à Besançon en soutien à Bruno.

[voir aussi sur le Jura Libertaire pour la Manifestation anticarcérale pour Bruno, Ivan et tous les autres !!! ]

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Quelques précisions sur l'arrestation de Bruno

Nous publions quelques nouvelles informations concernant l'arrestation de Bruno à la suite du texte publié il y a deux semaines.


"Lundi 20 décembre 2010, Bruno a été arrêté à Paris.

Il est mis en examen dans l’"affaire des fumigènes" depuis janvier 2008 sous enquête antiterroriste, accusé de « transport et détention de produits incendiaires ou explosifs », en l’occurrence des fumigènes, alors qu’il allait à une manifestation devant le Centre de Rétention de Vincennes (voir Mauvaises Intentions).

Il avait été incarcéré pendant 4 mois et demi début 2008, puis avait choisi de se soustraire à son contrôle judiciaire depuis juillet 2008. Il était donc sous mandat d’arrêt.

Alors que l’instruction devait être close en cette fin 2010, il a été incarcéré ce mardi 21 décembre à la prison de Fresnes."



Bruno a été arrêté à Paris dans le métro suite à un contrôle d'identité, un de ces contrôles quotidiens de la police pour faire le tri entre ceux qui ont leurs papiers et ceux qui n'en ont pas.

Depuis les arrestations de janvier 2008, nous avons toujours tenté de parler de la répression au sein des luttes, et non de la penser comme un moment séparé. Et cela parce que la chaine répressive poursuit toujours le même objectif : arrêter par tous les moyens des actes d'insoumission, qu'ils soient individuels ou collectifs.

Pendant les trois dernières années, des actions de solidarités ont eu lieu dans différentes villes de France et d'ailleurs. Cette solidarité nous semble d'autant plus forte lorsqu'elle s'exprime non seulement avec des camarades de lutte, mais aussi et surtout avec les actes qui leur sont reprochés. N'oublions pas que face à la répression, l'expression de la solidarité n'appartient à personne et qu'elle peut être reliée de pleins de manières différentes à d'autres luttes pour tenter d'éviter les impasses des combats strictement antirépressifs.

Voici son numéro d'écrou à la prison de Fresnes si certains souhaitent lui écrire. Evidemment tous les courriers sont lus à la fois par le juge d'instruction et par les services pénitentiaires de Fresnes. Il faut donc faire attention au contenu des lettres.


BRUNO LAKMECHE

Numéro d'écrou 953738 – Division 3

Maison d'Arrêt de Fresnes

Allée des Thuyas

94261 Fresnes Cedex


Liberté pour tous !

La solidarité est une arme !

Des textes et analyses liés à cette affaire dans le dossier « Mauvaises Intentions » :
http://infokiosques.net/spip.php?article597





dimanche 9 janvier 2011

Tarnac: la défense obtient une reconstitution





Article paru le 7 janvier 2011 sur nouvelobs.com

PARIS (AP) — Une reconstitution des dégradations commises contre une ligne TGV en Seine-et-Marne dans l'affaire dite de Tarnac se déroulera le 14 janvier, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Julien Coupat, présenté par les enquêteurs comme le responsable d'un groupe anarcho-autonome et sa compagne Yldune Lévy sont soupçonnés d'avoir dégradé une ligne TGV à Dhuisy en Seine-et-Marne dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Le couple, qui a fait l'objet d'une filature a été aperçu par les enquêteurs à proximité de la ligne dégradée. Leur défense conteste le procès-verbal des enquêteurs sur lequel s'appuie leur mise en examen.

Leurs avocats ont relevé de nombreuses incohérences laissant planer un doute sur la présence sur les lieux des policiers qui l'ont rédigé. La reconstitution doit se dérouler dans la nuit du 13 au 14 janvier à 2 heures du matin, a-t-on précisé de sources judiciaires.

Interrogé lundi sur l'affaire lors de l'émission "Comme on nous parle" sur France Inter, Me Jérémie Assous, l'un des avocats des dix de Tarnac, s'était plaint des refus successifs d'organiser un tel acte procédural.

"On ne peut que relever la coïncidence entre l'organisation de cette reconstitution et l'émission de France Inter", a-t-il déclaré vendredi à l'Associated Press.

La qualification terroriste de ce dossier est contestée depuis le début par la défense. Elle a été retenue par l'accusation, qui estime que la violence de ce groupe avait pour but de déstabiliser l'Etat.

Le 22 octobre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté les demandes d'annulation soulevées par la défense qui, depuis, a formé un pourvoi en cassation.

Dix personnes sont mises en examen depuis novembre 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" dans l'enquête sur des actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Julien Coupat est également poursuivi pour "direction d'une structure à vocation terroriste". AP

pas/nc/ll




Voir aussi - Tarnac : une reconstitution le 14 janvier
paru le 8 janvier 2011 sur lepopulaire.fr.




samedi 8 janvier 2011

Jérémie Assous dans "Comme on nous parle"



Émission diffusée le 3 janvier 2011 sur France-Inter


Maitre Jérémie Assous était l'invité de Pascale Clark dans son émission "Comme on nous parle".

Il fait le point sur ce qui reste de l'affaire dite de Tarnac et s'étonne qu'encore à ce jour les demandes de reconstitution aient toutes été refusées par l'instruction.











Extrait choisi (14 min) :


(L'extrait choisi a été remplacé sur notre compte dailymotion
par la vidéo originale à la demande de l'ayant droit... de mieux en mieux ! )




EXTRAIT - Me Assous le 030111
envoyé par ultrahumandignity.